Des infrastructures clés pleinement opérationnelles
La station de filtration des Ruinettes est désormais 100 % opérationnelle, avec l’achèvement de la deuxième phase des travaux entamés en 2024. En 2026, les travaux de finition seront encore réalisés. Cet ouvrage stratégique joue un rôle clé lors du pic de fréquentation hivernal à Verbier, en complétant les ressources en eau de source par l’approvisionnement et le traitement de l’eau du lac de Louvie. Sans cette infrastructure, la disponibilité en eau potable l’hiver ne pourrait répondre aux besoins de la station.
Parmi les projets emblématiques achevés en 2025, celui de la Tarpe a permis de doter Val de Bagnes d’un outil multi-usages essentiel, alliant enneigement, irrigation et turbinage. Pensé pour répondre aux enjeux climatiques et énergétiques de demain, cet équipement renforce la résilience du territoire.
Enfin, le réservoir de la Tintaz, l’un des plus importants pour l’alimentation en eau potable de Verbier avec ses 1’500 m³ de capacité, a été entièrement rénové en 2025, garantissant fiabilité et durabilité pour les décennies à venir.
Préparer l’avenir : des projets lancés en 2025
Parallèlement à ces réalisations, 2025 a vu le lancement de projets structurants visant à anticiper l’évolution des besoins et des exigences réglementaires. Le projet d’une nouvelle station de traitement des eaux au Lein a débuté, l’existante restera pleinement opérationnelle jusqu’à l’inauguration de la future station prévue en 2028. Rappelons qu’elle dessert Le Levron, Cries, Vens, Chemin-Dessus, Etiez et Vollèges, avec pour objectif d’assurer une qualité d’eau optimale et conforme aux standards.
Par ailleurs, une réflexion sur l’avenir de la station d’épuration a été engagée afin d’anticiper les investissements nécessaires pour répondre aux enjeux des prochaines années. Cette étude stratégique, essentielle pour garantir la pérennité et l’efficacité des installations, se poursuivra en 2026. Il est à noter qu’en novembre 2025, une consultation a été réalisée par la Confédération dans le cadre de modification de la législation fédérale sur la protection des eaux, notamment en vue de l’introduction de traitements complémentaires destinés à renforcer la qualité de l’épuration et la protection de l’environnement. Cette règlementation pourrait impacter fortement les investissements pour le traitement de l’eau usée d’ici à 2050.
Enfin, la séparation des eaux usées et des eaux claires se poursuit année après année, dans une logique d’optimisation des réseaux et de protection de l’environnement. Cette démarche permet de limiter les risques de débordement et de pollution en évitant que les eaux de pluie ne surchargent inutilement le réseau d’assainissement. Ce travail de fond repose sur l’engagement quotidien des équipes techniques et des collaborateurs de terrain qui assurent le contrôle, l’entretien et l’adaptation des infrastructures.
S’adapter face aux aléas climatiques
L’année 2025 a également rappelé combien les infrastructures hydrauliques doivent rester flexibles face aux événements climatiques extrêmes. L’épisode neigeux exceptionnel du 17 avril 2025 a provoqué d’importantes coupures de courant, affectant notamment l’alimentation électrique de la station de traitement de l’eau du Lein. Grâce au travail des équipes d’exploitation, la station a toutefois pu continuer à fonctionner jusqu’au rétablissement complet du réseau.
Durant l’été, une période de forte canicule, conjuguée à un tirage intensif sur le réseau d’irrigation à Vollèges, a nécessité la mise en place d’un tournus temporaire d’utilisation de l’eau d’irrigation. Ces mesures ont permis de préserver les ressources disponibles tout en assurant un partage équitable, illustrant le besoin du Service des Eaux de réagir rapidement et efficacement face aux contraintes climatiques croissantes.