Une maîtrise accrue dans un système en pleine mutation
Dans un contexte énergétique toujours marqué par la montée en puissance du photovoltaïque et la volatilité des marchés, SOGESA a su renforcer sa maîtrise opérationnelle en 2025.
Des coûts d’ajustement en net recul
Malgré la poursuite de la croissance du photovoltaïque, les coûts d’ajustement ont baissé de 30 % en 2025 par rapport à 2024. Cette évolution s’explique en premier lieu par une amélioration notable de la qualité des prévisions, permettant de mieux anticiper les déséquilibres entre production et consommation.
Le changement de groupe-bilan a également joué un rôle déterminant, en offrant à SOGESA un meilleur foisonnement et une plus grande stabilité globale. Enfin, les prix d’ajustement définis par Swissgrid ont été moins extrêmes qu’en 2024, contribuant à réduire l’impact financier des écarts résiduels.
Le photovoltaïque, un défi toujours central
L’augmentation continue des installations photovoltaïques privées a, une nouvelle fois, marqué l’année 2025. Si cette dynamique soutient la transition énergétique, elle génère aussi des surplus de production, en particulier au printemps et en été, lorsque l’offre dépasse ponctuellement la demande.
Pour SOGESA, ces excédents constituent un enjeu économique majeur, notamment lorsqu’ils doivent être revendus sur le marché à des prix négatifs.
Une couverture adaptée
Afin d’anticiper ces situations, SOGESA a adapté à la baisse ses couvertures lors des périodes de forte production solaire. Cette approche plus prudente a permis de mieux aligner les engagements contractuels avec la réalité du marché et de limiter les volumes excédentaires.
Cette stratégie illustre une gestion plus fine et plus réactive, adaptée à un système électrique désormais fortement influencé par les énergies renouvelables décentralisées.
Adaptation au nouveau cadre légal
L’année 2025 a également été marquée par la signature de contrats de gestion déléguée entre SOGESA et les deux GRD SEDRE SA et DRANSGRID SA. Ces accords font suite au changement du cadre légal qui impose aux GRD la mise en place d’une stratégie de couverture via des achats structurés et échelonnés dans le temps. Ils contribuent également à renforcer la collaboration entre SOGESA et ses GRD actionnaires.
GWh de production issue d’ouvrages hydrauliques, solaires et de couplage chaleur-force
161
161
GWh d’énergie 100% renouvelable fournie aux partenaires GRD et aux clients éligibles
7,2
7,2
GWh de production solaire issue d’installations privées
Conseil d’administration SOGESA à partir de juin 2025
Président
Stéphane LUISIER
Vice-président
Marco SAALFRANK
Administrateurs
Marie-Claude DEBONS Mélanie MENTO Joachim RAUSIS Laurent NANZER Marcel GAY Tiziana LATTION Thierry VOUTAZ Nicolas JORDAN Pascal TORNAY
Organigramme juridique
BlueArk confirme son rôle central dans le secteur de l’eau
Au cours de l’année écoulée, BlueArk a poursuivi le développement de ses activités en consolidant son positionnement à l’interface entre terrain, données et innovation. Les travaux menés couvrent un large spectre de thématiques liées à la gestion de l’eau, depuis l’acquisition et l’analyse de données issues du terrain, notamment sur les sources, les réseaux et les systèmes d’irrigation, jusqu’à la structuration et la valorisation de données spécialisées. Ces démarches s’inscrivent dans une logique d’expérimentation et de déploiement de solutions innovantes visant à améliorer la compréhension, le pilotage et l’optimisation durable de la ressource hydrique.
Un nouvel appel à projet européen remporté
En 2025, BlueArk a consolidé son engagement dans plusieurs projets européens structurants, renforçant son rôle d’acteur clé dans le développement et la mise en œuvre de solutions innovantes pour la gestion de l’eau en contexte alpin.
Les projets ToDrinq, MountResilience et Amethyst couvrent des enjeux complémentaires, allant du monitoring de la qualité de l’eau potable en temps réel à l’optimisation de la gestion des ressources hydriques face au changement climatique, jusqu’à l’exploration de solutions de décarbonation des infrastructures de montagne.
Dans le cadre de ToDrinq, l’année a été marquée par la restitution de deux années d’analyses issues du capteur BactoSense. Ces travaux ont permis d’améliorer significativement la compréhension des dynamiques naturelles de la qualité de l’eau potable, notamment sur le secteur de Mayentzet, et de renforcer les connaissances opérationnelles en matière de gestion sans traitement.
Concernant MountResilience, une maquette d’application a été développée en collaboration avec l’EPFL et l’ECAL Lab. Cet outil offre une visualisation en temps réel des ressources en eau disponibles pour différents usages, tels que la neige de culture, l’irrigation, l’eau potable ou les milieux naturels. Il constitue un support décisionnel permettant d’arbitrer entre les usages en période de tension sur la ressource.
Le projet Amethyst est arrivé à son terme avec la production d’un rapport final accompagné d’une analyse technico-économique approfondie. Les résultats obtenus indiquent que, dans les conditions actuelles, l’utilisation de l’hydrogène pour les dameuses ne constitue pas une solution viable en milieu alpin.
Par ailleurs, BlueArk a renforcé son positionnement à l’échelle européenne en remportant un nouvel appel à projet, QleanUp, représentant un financement d’environ 438’000 CHF. Ce projet permettra de déployer des expérimentations visant à mieux caractériser les polluants présents dans les eaux de surface et à améliorer les capacités de suivi et d’analyse de la qualité de l’eau.
Un rayonnement amplifié par de multiples événements
En 2025, BlueArk a poursuivi le développement de ses activités de mise en réseau et de diffusion des connaissances en organisant ou coorganisant une douzaine d’événements en Suisse et en Europe. Ces rencontres ont réuni au total 763 experts du domaine de l’eau, confirmant l’intérêt croissant pour les thématiques portées par le pôle d’innovation.
Au-delà de leur dimension scientifique et technique, ces événements constituent un levier stratégique pour le positionnement de BlueArk. Ils contribuent à renforcer sa visibilité à l’échelle européenne, à consolider son intégration dans des réseaux de référence tels que WaterEurope et à favoriser l’émergence de collaborations structurantes. Ils jouent également un rôle clé en matière de veille technologique et d’identification d’opportunités, notamment dans le cadre d’appels à projets européens.
Evolution du BlueArk Challenge
En 2025, le BlueArk Challenge a fait l’objet d’une évolution significative avec un nouveau format orienté vers la stimulation de l’innovation. Conçu comme un catalyseur d’idées, ce dispositif visait à attirer des propositions innovantes pour le territoire, sans cadrage préalable par une problématique définie.
Malgré l’intérêt suscité, avec 17 candidatures reçues, aucune proposition n’a pu être retenue en tant que cas de démonstration pertinent pour l’Entremont. Ce constat met en évidence la nécessité d’ajuster le format afin de mieux aligner les propositions avec les besoins opérationnels du territoire. Une réflexion est en cours en vue de faire évoluer le dispositif pour l’édition 2026.
Vers une irrigation plus intelligente
Dans un contexte marqué par la multiplication des épisodes de sécheresse, BlueArk a engagé des réflexions concrètes visant à améliorer l’efficacité des systèmes d’irrigation. Une visite technique réalisée dans le Val d’Aoste a permis d’identifier des solutions d’irrigation automatisées capables de réduire la consommation d’eau, d’adapter les apports aux caractéristiques des sols et d’optimiser la distribution de la ressource.
Dans la continuité de cette démarche, un projet pilote est en train de se structurer en vue d’un déploiement sur le site de Champsec à l’horizon 2026. Ce périmètre a été retenu en raison de son réseau vieillissant, de ses contraintes de capacité et de son potentiel de déploiement à plus large échelle en cas de succès.
La société Morret & Associés SA a été sélectionnée pour accompagner la mise en œuvre de ce projet, intitulé SmartIrrigate, qui constitue une première étape vers une gestion plus efficiente, pilotée et résiliente de l’irrigation sur le territoire.
La BlueArk Conference, ce rendez-vous devenu incontournable
La sixième édition de la BlueArk Conference, organisée à l’Espace Saint Marc au Châble, a confirmé son rôle de rendez-vous incontournable en réunissant plus de 300 spécialistes issus de l’ensemble de la Suisse.
Cette édition a permis d’aborder des enjeux majeurs liés à la gestion de l’eau en contexte alpin, notamment la disparition accélérée des glaciers, l’intégration des outils d’intelligence artificielle, le traitement des eaux usées et les défis liés à l’approvisionnement en zones de montagne.
La keynote de l’hydrologue Charlène Descollonges a apporté un éclairage fort sur la nécessité de repenser notre rapport à l’eau et de restaurer les milieux aquatiques. La journée a également été structurée autour de cinq sessions thématiques et d’une table ronde, mettant en évidence l’urgence climatique et la perte significative de masse glaciaire observée depuis les années 2000.
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